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Conseils pratiques pour a cheval position

Adopter une bonne position à cheval est l’un des fondamentaux de l’équitation, quel que soit le niveau du cavalier. Une assiette stable, des jambes au bon endroit et un buste bien équilibré permettent non seulement de monter en sécurité, mais aussi de communiquer avec le cheval de manière fine et efficace. À l’inverse, une mauvaise posture peut gêner le cheval, fatiguer le cavalier et limiter les progrès techniques.

Pourquoi la position du cavalier à cheval est-elle si importante ?

Une question d’équilibre et de sécurité

La première fonction de la position est d’assurer l’équilibre du cavalier sur le cheval. Un bon équilibre permet de :

Concrètement, un cavalier en équilibre adopte une position dite “en ligne” : oreille, épaule, hanche et talon doivent être alignés verticalement lorsqu’il est assis au pas ou au trot assis, et ce repère reste valable comme ligne de base aux différentes allures.

Préserver le confort et la santé du cheval

La position du cavalier influence directement le dos et la musculature du cheval. Une assiette trop lourde, un cavalier penché en avant ou en arrière, ou encore des jambes qui “pinceraient” au niveau des genoux peuvent entraîner :

À l’inverse, une bonne position favorise un cheval qui se déplace dans le calme, accepte le contact avec la main et engage plus facilement son arrière-main, condition essentielle pour progresser en dressage comme pour pratiquer l’obstacle en sécurité.

Un langage corporel clair pour des aides efficaces

La posture du cavalier constitue le socle de toutes les aides (assiette, jambes, mains, poids du corps). Quand la position est juste :

Au contraire, une position instable brouille le message : le cavalier donne sans le vouloir des indications contradictoires (par exemple une main qui retient alors que la jambe pousse), créant incompréhension et résistances.

Les bases d’une bonne position à cheval

L’assiette : la base de la stabilité

L’assiette correspond à la manière dont le cavalier se tient dans la selle, principalement au niveau du bassin et des ischions (les “os des fesses”). Quelques repères indispensables :

Une assiette « fixe mais souple » signifie que le cavalier suit les mouvements du cheval sans rebondir exagérément dans la selle, ni se crisper. Cet équilibre demande du temps, du travail sur le plat et souvent des exercices spécifiques (travail à la longe sans étriers, par exemple).

Les jambes : repères, propulsion et cadre

Les jambes ont un triple rôle : encadrer, propulser et stabiliser. Pour une position fonctionnelle :

Une erreur fréquente consiste à remonter les genoux, surtout au trot enlevé ou au galop. Cette posture raccourcit la jambe, durcit l’assiette et perturbe les aides. Travailler régulièrement sans étriers aide à corriger ce défaut et à allonger la jambe.

Le buste : verticalité, tonus et respiration

Le buste du cavalier doit être vertical, dans l’axe du cheval. Quelques points clés :

Pencher excessivement le buste en avant, notamment au galop ou à l’obstacle, est une habitude fréquente. Cela transfère trop de poids sur les épaules du cheval et diminue sa capacité à se redresser. À l’inverse, un buste exagérément en arrière peut le bloquer dans son mouvement et fragiliser le dos du cavalier.

Les mains : contact, souplesse et précision

Les mains sont le prolongement du bras et de la bouche du cheval. Une bonne main est fixe mais souple :

Une main trop dure, qui tire constamment, incite le cheval à se défendre (tête haute, bouche ouverte, mâchoire bloquée). Une main trop flottante, qui manque de contact, le laisse sans repère et nuit à la précision des demandes. Le bon compromis est un contact continu, moelleux, qui accompagne le mouvement de l’encolure.

Adapter sa position aux différentes allures

La position au pas : installer les bases

Le pas, allure à quatre temps, permet de travailler la position dans le calme. C’est l’allure idéale pour :

Au pas, le cavalier peut se concentrer sur la symétrie de son assiette, vérifier qu’il ne penche pas d’un côté, et corriger en s’aidant de repères visuels (barres au sol, miroir si disponible, indications de l’enseignant).

La position au trot enlevé et au trot assis

Au trot, la difficulté principale vient de l’amplitude du mouvement. Deux options principales :

Le trot assis nécessite souvent un dos et une sangle abdominale déjà musclés. Il est recommandé de le travailler progressivement, sur des périodes courtes, et éventuellement sur des chevaux au trot confortable avant de l’appliquer sur des chevaux au mouvement plus ample.

La position au galop

Le galop, allure sautée à trois temps, demande une grande stabilité de l’assiette :

Au galop de travail sur le plat, la position assise est privilégiée pour garder le contrôle de l’équilibre et des transitions. En approche d’un obstacle, le cavalier passe progressivement dans une position plus en équilibre, avec un buste légèrement avancé, un poids davantage sur les étriers et une assiette plus légère.

Exercices pratiques pour améliorer sa position à cheval

Travail à la longe sans les rênes

Le travail à la longe (avec un cheval tenu par un enseignant) est l’un des meilleurs moyens de se concentrer sur sa position sans se soucier de la direction :

Cette méthode oblige le cavalier à trouver son propre équilibre, sans “s’accrocher” aux rênes ni aux étriers, et développe une assiette indépendante des mains.

Exercices sans étriers

Monter sans étriers renforce les muscles profonds, améliore la descente de jambe et la souplesse du bassin :

Quelques minutes de travail sans étriers à chaque séance suffisent souvent à améliorer de façon durable la position, à condition de rester relâché et de ne pas se tasser dans la selle.

Barres au sol et cavalettis

Les barres au sol et petits obstacles fixes (cavalettis) aident à développer coordination et équilibre :

Ce type de travail permet de ressentir les variations d’équilibre du cheval et d’adapter sa propre posture en conséquence, ce qui est particulièrement utile pour le saut d’obstacles ou le travail en terrain varié.

Erreurs fréquentes de position et comment les corriger

Se pencher trop en avant ou en arrière

Deux défauts récurrents :

Corrections possibles :

S’accrocher avec les mains ou les genoux

En cas de manque de stabilité, beaucoup de cavaliers ont tendance à :

Corrections possibles :

Regarder vers le bas

Regarder le garrot ou le sol est un réflexe très courant, surtout chez les débutants ou les cavaliers anxieux. Cela provoque :

Corrections possibles :

Manque de symétrie et rotations du bassin

Beaucoup de cavaliers présentent une asymétrie naturelle (une épaule plus basse, un côté plus musclé, une hanche plus avancée). À cheval, cela se traduit par :

Corrections possibles :

Se former et approfondir ses connaissances

La position à cheval n’est pas figée : elle évolue avec la progression du cavalier, le type de cheval et la discipline pratiquée. Pour aller plus loin et consolider ces bases, il peut être utile de consulter des ressources détaillées rédigées par des spécialistes. Vous pouvez par exemple explorer notre dossier complet dédié à la position du cavalier à cheval, qui propose des schémas, des conseils techniques et des exemples d’exercices ciblés pour perfectionner votre posture en selle.

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