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Veste softshell femme équitation : décrypter les matières et technologies pour faire le bon choix

Pour choisir une veste softshell femme adaptée à la pratique de l’équitation, il ne suffit pas de s’arrêter au style ou à la couleur. Sous le terme « softshell » se cachent en réalité des structures de tissus et des technologies très différentes, qui vont conditionner le confort à cheval, la protection contre les intempéries et la liberté de mouvement. Comprendre ces notions permet d’investir dans une pièce vraiment adaptée à votre pratique, plutôt que dans une simple veste de ville rebadgée « équitation ».

Qu’est-ce qu’une veste softshell pour l’équitation ?

Une construction en plusieurs couches

Un softshell n’est pas un simple tissu. Il s’agit généralement d’un assemblage de plusieurs couches collées (laminées) entre elles :

  • Couche extérieure : tissu tissé serré, souvent en polyester ou polyamide, parfois avec de l’élasthanne, conçu pour résister à l’abrasion (frottements contre la selle, les rênes, les barres d’obstacle) et couper le vent.
  • Membrane ou film intermédiaire : couche technique qui assure la protection contre le vent et, selon les modèles, une partie de l’étanchéité tout en laissant passer la vapeur d’eau produite par la transpiration.
  • Doublure intérieure : souvent en micro-polaire ou tricot brossé, pour le confort, la sensation de chaleur et parfois une meilleure gestion de l’humidité.

En équitation, cette construction est particulièrement intéressante car elle permet d’avoir une veste relativement fine, extensible, qui suit les mouvements du buste et des bras tout en offrant une bonne protection lors des séances en extérieur ou en manège peu chauffé.

Différence entre softshell, polaire et veste de pluie

Pour ne pas se tromper au moment de l’achat, il est utile de distinguer clairement :

  • Polaire classique : très respirante et chaude mais peu coupe-vent et très peu déperlante. En cas de vent ou de pluie fine en carrière, on se refroidit vite.
  • Veste imperméable (hardshell) : très bonne protection contre la pluie et le vent grâce à une membrane étanche et des coutures souvent étanchées, mais respirabilité parfois limitée et toucher plus « rigide ».
  • Veste softshell : compromis entre les deux. Elle coupe le vent, protège d’une pluie légère ou passagère et reste bien plus confortable pour monter grâce à son élasticité et sa capacité à gérer la transpiration.

Pour la plupart des cavalières amateurs, qui montent en extérieur, en manège ouvert ou en balade, le softshell est souvent la solution la plus polyvalente, surtout à la mi-saison et en hiver sec.

Les matières principales des vestes softshell femme pour l’équitation

Les fibres synthétiques utilisées

Les tissus extérieurs des vestes softshell pour cavalières sont quasi exclusivement en fibres synthétiques. Les plus courantes sont :

  • Polyester : très répandu, bon rapport qualité/prix, stabilité dimensionnelle correcte, sèche rapidement. Il tient bien la couleur, ce qui est utile pour les vestes sombres exposées aux UV et à la poussière des manèges.
  • Polyamide (Nylon) : plus résistant à l’abrasion que le polyester à grammage égal. Intéressant pour une utilisation intensive (travail quotidien aux écuries, jeunes chevaux qui frottent, etc.).
  • Élasthanne (Spandex) : ajouté en petite proportion (souvent 5 à 10 %) pour apporter de l’extensibilité. C’est l’ingrédient clé pour la liberté de mouvement au-dessus des obstacles ou en dressage.

Le mélange type pour une veste softshell d’équitation se situe souvent autour de 90–95 % de polyester ou polyamide et 5–10 % d’élasthanne. Un tissu trop peu extensible peut gêner l’aisance aux épaules, notamment pour les cavalières qui montent avec des rênes longues ou réalisent des mouvements amples (saut, équitation de travail, horse-ball).

Structure tissée vs maille

On distingue deux grandes familles de tissus extérieurs :

  • Tissés serrés (type toile) : très résistants, coupent bien le vent. Aspect plus lisse, souvent légèrement brillant. Idéals pour une veste technique d’extérieur, de coaching ou de concours.
  • Matières plus « tricotées » : plus souples et confortables, parfois avec un aspect légèrement texturé. Elles offrent une meilleure extensibilité mais peuvent être un peu moins protectrices face à un vent fort ou à la pluie persistante.
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Pour un usage majoritairement en manège couvert, une matière plus souple et type maille peut suffire. Pour une cavalière qui sort beaucoup en extérieur, un tissu tissé serré, plus robuste et coupe-vent, sera souvent préférable.

Doublure intérieure : micro-polaire, mesh ou tricot

La doublure intérieure a un impact majeur sur la sensation de chaleur et de confort :

  • Micro-polaire brossée : très douce, apporte une bonne isolation pour un encombrement réduit. Convient bien aux saisons froides ou aux cavalières frileuses.
  • Mesh (filet) : plus respirant mais beaucoup moins isolant. Plutôt conseillé pour le printemps, l’automne ou les cavalières qui montent en intérieur chauffé.
  • Tricots fins techniques : compromis entre les deux, avec un toucher agréable et une gestion efficace de la transpiration.

Pour celles qui superposent plusieurs couches (t-shirt technique, sous-pull, gilet), une doublure micro-polaire légère suffit largement, évitant la surchauffe pendant le travail tout en gardant une sensation de chaleur au pas ou lors de la détente.

Technologies clés : déperlance, membrane et respirabilité

Traitement déperlant durable (DWR)

La plupart des vestes softshell pour cavalières bénéficient d’un traitement déperlant à la surface du tissu extérieur. Ce traitement, souvent appelé DWR (Durable Water Repellent), fait que l’eau forme des gouttelettes qui perlent et roulent sur le tissu au lieu de l’imbiber immédiatement.

Points à connaître :

  • Ce n’est pas de l’imperméabilité totale : le DWR protège d’une averse courte ou d’une bruine, mais pas d’une longue sortie sous une pluie soutenue.
  • Le traitement s’use : frottements contre la selle, lavages fréquents, produits lessiviels agressifs diminuent son efficacité. Des gouttes qui ne perlent plus et un tissu qui fonce quand il est mouillé sont des signes d’usure du traitement.
  • Il se réactive ou se renouvelle : certains traitements se réactivent au sèche-linge (à basse température et si le fabricant l’autorise), sinon il est possible d’utiliser des sprays ou produits de ré-imprégnation spécifiques textiles techniques.

Pour une cavalière qui sort souvent par temps instable, privilégiez une veste avec mention claire d’un traitement déperlant durable, en gardant à l’esprit qu’un entretien adapté est nécessaire pour préserver cette propriété.

Membrane coupe-vent et résistante à l’eau

Beaucoup de softshells intègrent une membrane au cœur du tissu :

  • Membrane coupe-vent : limite très fortement la circulation d’air à travers le tissu, ce qui évite de se refroidir lors des phases calmes (pas, travail à pied, temps passé à la détente avant de monter).
  • Membrane déperlante ou étanche : certaines sont réellement étanches à l’eau, d’autres simplement très résistantes à la pénétration de la pluie fine. La différence se mesure en colonne d’eau (mm), mais cette donnée n’est pas toujours fournie par les marques dédiées à l’équitation.

Une veste très coupe-vent et relativement résistante à l’eau est souvent suffisante pour la pratique de l’équitation de loisir, car la plupart des cavalières évitent les longues séances sous une pluie battante. En revanche, pour les coachs, grooms ou cavalières professionnelles beaucoup en extérieur, une membrane plus technique, proche d’un vêtement de randonnée, peut être pertinente.

Respirabilité et gestion de la transpiration

La respirabilité désigne la capacité de la veste à laisser s’échapper la vapeur d’eau produite par votre corps. C’est un critère essentiel pour l’équitation, où l’on alterne phases d’effort (galop, enchaînements à l’obstacle) et moments plus calmes (pas, mise en selle, détente au pas).

  • Sans membrane : les softshells simples, sans membrane, sont généralement plus respirants mais moins coupe-vent.
  • Avec membrane : elles protègent mieux du vent et de la pluie, mais peuvent limiter un peu la respirabilité, surtout si la sous-couche n’est pas adaptée (coton, t-shirts non techniques).

Quand elle est indiquée par la marque, la respirabilité se mesure souvent en g/m²/24h ou en RET. Plus ce chiffre est élevé (pour les g/m²/24h) ou faible (pour le RET), plus la respirabilité est bonne. Même si ces données sont parfois absentes sur les fiches produits d’équitation, des indices demeurent : mentions « hautement respirant », « conçu pour le sport », présence de zips de ventilation sous les aisselles, etc.

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Spécificités techniques pour l’équitation féminine

Coupe et liberté de mouvement

Une bonne veste softshell femme pour l’équitation doit tenir compte des contraintes propres à la position à cheval :

  • Longueur du dos : idéalement un peu plus longue derrière pour couvrir les reins une fois en selle, sans gêner l’assise. Certains modèles intègrent un dos légèrement arrondi ou des fentes zippées.
  • Coupe ajustée mais extensible : une coupe trop large flotte au vent et peut se coincer dans le pommeau ou les quartiers de la selle. Une coupe trop serrée bloque les épaules et limite l’aisance.
  • Emmanchures étudiées : les emmanchures et la partie haute du dos doivent permettre l’élévation des mains et les mouvements d’épaules sans tiraillements, notamment pour le saut d’obstacle ou le travail sur le plat avec des rênes relativement hautes.

Les modèles spécifiquement conçus pour cavalières se distinguent souvent par une coupe près du corps, un dos légèrement rallongé et parfois des empiècements en matière plus extensible aux endroits stratégiques (épaules, côtés, coudes).

Col, capuche et protection du cou

Le haut du corps est fortement exposé au vent à cheval, d’où l’importance de :

  • Un col montant : il protège efficacement le cou, souvent plus que l’on ne l’imagine. Quand il est bien ajusté, il limite considérablement la sensation de froid lors des séances au pas ou des balades par temps frais.
  • Une capuche amovible ou ajustable : utile pour les soins aux écuries ou la mise en route du cheval à pied, mais elle doit être bien conçue pour ne pas gêner la vision ni se remplir d’air au galop. Idéalement, la capuche est amovible ou peut se rouler et se ranger dans le col.

Pour les cavalières qui montent beaucoup en extérieur, un col bien couvrant ou une capuche bien ajustée, combinés à un sous-vêtement de cou (tour de cou technique, par exemple), apportent un vrai plus en confort thermique.

Poches, fermetures et détails pratiques à cheval

Les détails de conception font la différence au quotidien :

  • Poches zippées : indispensables pour sécuriser clés de voiture, téléphone ou friandises. À cheval, une poche non zippée est la meilleure façon de perdre son contenu au premier galop.
  • Position des poches : des poches trop basses gênent parfois avec la ceinture ou la sangle de sécurité. Des poches légèrement remontées ou verticales sont plus pratiques à cheval.
  • Zip frontal robuste : il doit résister aux torsions et aux mouvements répétés. Un rabat coupe-vent derrière le zip améliore la protection contre le froid.
  • Poignets ajustables : par patte auto-agrippante ou soufflet élastiqué, ils empêchent l’air froid de remonter le long des bras, surtout en extérieur ou lors des sorties rapides au paddock.

Certains modèles intègrent aussi des éléments réfléchissants, intéressants pour les cavalières qui montent tôt le matin ou en fin de journée, notamment si des portions de route sont empruntées en balade.

Adapter sa veste softshell à sa pratique et à la saison

Softshell pour l’hiver : isolation et superposition

En hiver, le softshell devient souvent la couche externe d’un système en « oignon ». Pour rester à l’aise sans surchauffer :

  • Optez pour une doublure légèrement chaude (micro-polaire) plutôt que pour une veste extrêmement épaisse qui limitera les mouvements.
  • Prévoyez un sous-vêtement technique respirant (éviter le coton, qui garde l’humidité et donne une sensation de froid au repos).
  • Ajoutez éventuellement une couche intermédiaire (gilet sans manches, polaire fine) que vous pourrez retirer si la séance devient très intense.

Une veste softshell d’équitation bien conçue, combinée à une bonne gestion des couches, permet de monter par des températures basses tout en gardant une amplitude de mouvement suffisante pour un travail précis ou des sauts.

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Softshell pour la mi-saison : polyvalence recherchée

Au printemps et à l’automne, les températures et les conditions changent rapidement : matin frais, fin de séance chaude, vent irrégulier. Une veste softshell légère est alors souvent la meilleure alliée :

  • Légèrement doublée mais pas trop isolante pour pouvoir la garder tout au long de la séance.
  • Bien respirante pour éviter l’effet « sauna » lorsque le soleil apparaît ou que le travail devient plus soutenu.
  • Avec une bonne déperlance pour faire face aux averses courtes ou aux bruines fréquentes à ces périodes.

C’est souvent dans cette gamme de vestes mi-saison que l’on trouve les meilleurs compromis prix / confort / polyvalence pour les cavalières amateurs.

Softshell et pluie : limites et alternatives

Une confusion fréquente consiste à considérer qu’un softshell est une véritable veste de pluie. En réalité :

  • Il protège bien de la pluie fine ou des averses courtes.
  • Il montre ses limites en cas de pluie forte et prolongée : l’eau finit par traverser le tissu, surtout au niveau des coutures et des épaules.

Pour les cavalières appelées à passer plusieurs heures sous la pluie (coachings, concours sous un temps très humide, randonnées longues), il est judicieux de prévoir, en plus du softshell, une véritable veste imperméable (hardshell) à enfiler en surcouche lorsque la météo se dégrade franchement.

Entretien et durabilité des vestes softshell d’équitation

Bonnes pratiques de lavage

Pour préserver les performances techniques (déperlance, respirabilité, élasticité) d’une veste softshell, l’entretien doit être adapté :

  • Lavage en machine modéré : en général à 30 °C, programme synthétique, sans essorage violent, sauf indication contraire du fabricant.
  • Lessive douce : éviter les lessives en poudre agressives, la javel ou les adoucissants, qui peuvent encrasser la membrane et altérer le traitement déperlant.
  • Rinçage soigné : un mauvais rinçage laisse des résidus qui entravent la respirabilité et peuvent diminuer la déperlance.

Il est recommandé de brosser ou de secouer la veste avant lavage pour retirer poussière de manège, poils et paille, qui saturent les fibres à force.

Séchage et réactivation de la déperlance

Après le lavage :

  • Séchage à l’air libre : sur cintre, loin d’une source de chaleur directe, suffit dans la majorité des cas.
  • Sèche-linge doux (si autorisé) : un passage court à basse température peut parfois aider à réactiver la déperlance DWR de surface.
  • Traitements de ré-imprégnation : si l’eau ne perle plus sur le tissu, un spray déperlant spécial vêtements techniques peut prolonger la durée de vie de la veste.

Une veste softshell bien entretenue conserve plus longtemps ses propriétés initiales et reste agréable à porter plusieurs saisons, même en cas d’usage intensif aux écuries.

Usure spécifique à l’équitation

La pratique de l’équitation soumet la veste à des contraintes particulières :

  • Frottements répétés : contre la selle, les quartiers, les rênes, les lices du manège ou les clôtures de paddock.
  • Salissures fréquentes : poussière, boue, poils, sueur de cheval, qui s’incrustent dans les fibres.
  • Tensions localisées : au niveau des épaules, du bas du dos et des coudes, lors du sanglage, du curage des pieds, ou du port de charges (sacs de grain, ballots de paille).

Pour maximiser la durabilité, privilégiez des tissus extérieurs denses, avec une bonne résistance à l’abrasion, et vérifiez la qualité des coutures aux points de tension (épaules, aisselles). Une veste d’entrée de gamme peut suffire pour un usage occasionnel, mais une cavalière très présente aux écuries gagnera à investir dans un modèle plus robuste.

Approfondir le sujet et comparer les modèles

Entre les différents grammages de tissu, les types de membranes, la qualité de la déperlance et les coupes plus ou moins sportives, le choix peut vite devenir complexe. Pour affiner encore votre sélection et confronter ces critères théoriques à des exemples concrets, vous pouvez consulter notre dossier complet consacré aux vestes softshell d’équitation, qui met en perspective les technologies décrites ici avec les besoins réels des cavalières sur le terrain.