Le trot assis est souvent redouté par les cavaliers amateurs : on le décrit comme inconfortable, fatigant, voire comme une véritable punition pour le dos… du cheval autant que pour le vôtre. Pourtant, maîtriser un trot assis stable et décontracté est une compétence centrale dans votre progression équestre. Il permet un meilleur dialogue avec votre cheval, une efficacité accrue dans les aides, et ouvre la porte à de nombreuses disciplines (dressage, travail sur le plat, préparation au saut, cheval de loisir plus équilibré, etc.).

Dans l’idéal, le trot assis devrait être un moment de connexion fine entre vous et votre cheval, et non une lutte permanente pour rester dans la selle. Si, aujourd’hui, vous avez l’impression d’être balloté(e), de rebondir dans tous les sens, de vous accrocher aux rênes ou aux étriers pour survivre, sachez que ce n’est pas une fatalité. Avec une meilleure compréhension de la biomécanique du trot, une position adaptée et des exercices progressifs, il est tout à fait possible d’obtenir un trot assis fluide, stable, et respectueux du dos de votre cheval.

Dans cet article, nous allons aborder en détail les points clés pour améliorer votre trot assis : comprendre ce qu’il se passe sous vous, construire une position efficace, utiliser (ou non) vos étriers à bon escient, mettre en place des exercices concrets dans vos séances, et respecter le confort physique et mental de votre cheval. Nous nous placerons résolument dans la réalité du cavalier amateur : emploi du temps chargé, séances souvent limitées, et parfois un cheval de club ou de demi-pension, avec ses qualités mais aussi ses limites.

Nous verrons aussi pourquoi forcer coûte que coûte le trot assis peut être contre-productif, et comment adapter votre travail pour progresser sans crisper votre cheval ni vous décourager. L’objectif n’est pas seulement que vous “teniez” au trot assis, mais que vous y trouviez du plaisir, avec un cheval délié, détendu et à l’écoute. Autrement dit : transformer ce qui ressemble à une mer agitée en une sorte de trot “sur des îles” stables, sur lesquelles vous pouvez poser votre assiette en confiance.

Comprendre le trot assis : un passage obligé pour le cavalier amateur

Avant de chercher des recettes miracle pour “tenir” au trot assis, il est essentiel de comprendre ce qu’il se passe réellement dans le corps de votre cheval et dans le vôtre. Le trot est une allure symétrique à deux temps : les membres se déplacent par bipèdes diagonaux (antérieur droit/postérieur gauche, puis antérieur gauche/postérieur droit), séparés par un temps de suspension où aucun membre ne touche le sol. Ce temps de suspension est précisément ce qui crée la sensation de rebond qui vous pousse hors de la selle, surtout au trot assis.

À chaque foulée, la ligne du dessus de votre cheval (dos, reins, encolure) s’abaisse puis se relève légèrement. Un cheval qui trotte avec le dos contracté, la nuque haute et l’arrière-main peu engagée accentue ce rebond vertical. À l’inverse, un cheval qui trotte “dans” la main, engage ses postérieurs et se délie dans son dos, crée un mouvement plus horizontal, plus facile à accompagner au trot assis. C’est pourquoi on dit souvent que pour bien monter assis, il faut d’abord améliorer le trot lui-même.

De votre côté, votre bassin est le point clé : il doit suivre le mouvement du dos du cheval dans les trois dimensions, pas seulement de haut en bas. On parle souvent de “laisser le bassin respirer” avec le trot. Si votre ceinture abdominale et vos hanches sont rigides, vous rebondissez en bloc. Le poids passe alors brutalement sur le dos du cheval, ce qui peut provoquer douleur, défenses (oreilles en arrière, queue qui fouaille, dos qui se creuse), voire refus d’avancer.

Il est important de noter que le trot assis n’est pas un objectif isolé, mais un outil au service de la qualité de votre équitation. Il permet :

  • Une meilleure précision des aides de jambes et de poids du corps.
  • Un contact plus stable dans vos mains, car votre buste bouge moins.
  • Une plus grande finesse pour les exercices latéraux (épaules en dedans, cessions, appuyers).
  • Une meilleure perception du rythme et de la régularité du trot de votre cheval.

Ainsi, apprendre à trotter assis n’est pas seulement “pour faire joli” en reprise. C’est une étape pour rendre votre équitation plus claire, plus agréable pour vous et pour votre cheval. Ce n’est pas un passage obligé dans le sens d’une punition, mais dans le sens d’une compétence centrale que l’on peut développer progressivement, sans brûler les étapes.

La bonne position au trot assis : repères biomécaniques pour vous et votre cheval

La qualité de votre trot assis dépend avant tout de votre position. Une bonne position n’est pas figée ; elle est au contraire vivante, adaptable, mais toujours organisée autour de quelques repères fondamentaux. Votre objectif est de créer une sorte d’axe stable – oreille, épaule, hanche, talon – autour duquel le mouvement peut se dérouler sans à-coups.

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Commençons par le bassin. Au trot assis, il ne s’agit pas de plaquer votre bassin contre la selle coûte que coûte, ni de rentrer exagérément les fesses “pour ne pas rebondir”. Votre bassin doit être posé bien à plat sur les ischions (les “os des fesses”), sans bascule excessive vers l’avant ou vers l’arrière. Imaginez que vous êtes assis(e) sur un tabouret, avec la possibilité de micro-balancer votre bassin : avant/arrière et gauche/droite. Au trot, ces micro-mouvements accompagnent le dos du cheval, un peu comme si vous étiez porté(e) sur des îles successives, à chaque foulée.

Votre buste doit rester vertical, ni penché en avant (vous vous agrippez) ni en arrière (vous tirez sur les rênes). La sensation recherchée est celle d’une colonne vertébrale “suspendue” vers le haut, grâce à un sommet de crâne qui pousse le plafond. Plus votre haut du corps est équilibré, moins vous aurez besoin de vous rattraper avec les mains ou les étriers.

Les jambes, justement, méritent une attention particulière. Beaucoup de cavaliers pensent que pour tenir au trot assis, il faut “se cramponner” dans les étriers. En réalité, un appui trop fort dans les étriers tend la jambe, remonte le talon et fige votre bassin. Votre cuisse doit rester souple, au contact mais sans pression excessive. Le genou se place naturellement contre le quartier, sans serrer comme un étau. Les étriers servent à stabiliser légèrement la jambe, pas à supporter tout votre poids.

Au niveau des mains, elles doivent suivre la bouche du cheval sans rigidité. Si votre buste est stable, vos mains peuvent rester devant vous, à la même hauteur, sans s’ouvrir ni se fermer exagérément à chaque rebond. L’erreur fréquente est de “tirer” sur les rênes pour se re-stabiliser dans la selle, ce qui fait creuser le dos du cheval et rend le trot encore plus difficile à accompagner.

Un bon exercice pour sentir votre position : au pas, fermez les yeux pendant quelques foulées et concentrez-vous sur les points d’appui de votre corps dans la selle. Où se trouvent vraiment vos ischions ? Êtes-vous autant à droite qu’à gauche ? Votre bassin est-il libre ou déjà figé ? Plus vous développerez cette conscience corporelle à l’arrêt et au pas, plus votre trot assis deviendra naturel. La position n’est pas une “pose” esthétique, mais une organisation équilibrée pour dialoguer avec votre cheval sans lutte.

S’entrainer au trot assis : exercices progressifs avec et sans étriers

Une des erreurs les plus fréquentes dans l’apprentissage du trot assis est de vouloir y rester trop longtemps, trop tôt. Vous, comme votre cheval, avez besoin de phases courtes, ciblées, entrecoupées de récupérations au pas ou au trot enlevé. Le trot assis s’entraîne comme un muscle : par répétitions de qualité, pas par effort forcé sans fin.

Un premier axe de travail consiste à utiliser le trot enlevé comme outil pour améliorer le trot assis. Commencez par installer un trot enlevé régulier, dans lequel votre cheval avance sans précipitation, mais avec de l’impulsion. Cherchez un trot “rond”, avec un dos qui commence à se détendre. De temps en temps, asseyez-vous pendant 3 à 5 foulées seulement, puis repartez enlevé. L’idée est de glisser du trot enlevé au trot assis sans choc : vous vous asseyez comme si vous posiez doucement votre bassin sur un coussin, puis vous repartez.

Ensuite, vous pouvez introduire un travail spécifique sans étriers. Attention, travailler assis sans étriers ne signifie pas se faire secouer pendant 10 minutes. L’objectif est de développer votre indépendance de siège, pas votre capacité à supporter la douleur. Commencez au pas : retirez vos étriers, laissez tomber vos jambes le long des flancs du cheval, relâchez les cuisses. Sentez comment votre bassin suit les mouvements. Puis, passez au trot en faisant seulement quelques foulées assises, puis revenez au pas. Progressivement, augmentez le nombre de foulées, en gardant comme priorité la décontraction.

Un exercice intéressant : alterner trot assis avec étriers / trot assis sans étriers sur un cercle de 20 mètres. Sur la première moitié du cercle, gardez vos étriers ; sur la seconde, perdez-les volontairement et laissez vos jambes se détendre. Dans les deux cas, cherchez la même stabilité de buste et de bassin. Ce va-et-vient vous apprendra à ne pas dépendre de vos étriers pour rester assis.

Vous pouvez aussi jouer sur les transitions : pas – trot assis – pas. Demandez un départ au trot en gardant votre assiette bien profonde, puis après quelques foulées, repassez au pas uniquement avec votre bassin (sans tirer sur les rênes). Cet exercice est très utile pour développer votre capacité à influencer le trot de votre cheval grâce à votre position, et pas seulement avec vos mains ou vos jambes.

Enfin, pensez à intégrer des variations d’allure dans le trot : trot de travail, trot légèrement allongé, puis de nouveau un trot plus rassemblé (dans la limite des capacités de votre cheval amateur). Ces variations, d’abord au trot enlevé, puis progressivement au trot assis, améliorent la souplesse du dos et la qualité du mouvement. Un cheval qui se porte de lui-même, avec un trot élastique, rend votre apprentissage du trot assis infiniment plus confortable.

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Gérer la sensibilité du dos du cheval et votre confort au trot assis

Le trot assis ne se résume pas à la technique du cavalier. Le confort et la santé du dos du cheval jouent un rôle déterminant. Un cheval raide, douloureux ou mal sellé produira un trot inconfortable et, parfois, impossible à accompagner correctement sans lui faire mal. Pour travailler le trot assis de façon éthique, il est indispensable de s’intéresser aux conditions dans lesquelles évolue votre cheval.

Première question : votre selle est-elle adaptée ? Une selle qui pince au garrot, qui ne suit pas la courbure du dos, ou qui crée des points de pression localisés rendra le trot douloureux pour le cheval. Celui-ci risque de se défendre en creusant le dos, accélérant le trot ou, au contraire, en s’éteignant. Dans tous les cas, le trot devient plus heurté, ce qui vous pousse à rebondir davantage. Faire vérifier régulièrement l’adaptation de la selle par un professionnel est un investissement essentiel pour votre cheval et pour la qualité de votre trot assis.

Deuxième point : l’état musculaire du cheval. Un cheval peu musclé, surtout au niveau du dos et de la croupe, aura du mal à soutenir un cavalier assis longtemps. C’est particulièrement vrai pour les chevaux de club ou les chevaux amateurs qui travaillent de façon irrégulière. Pour ces chevaux, il est préférable de limiter les phases de trot assis au début, et d’alterner avec beaucoup de trot enlevé et de travail au pas, notamment sur des lignes droites et des courbes larges pour développer la musculature dorsale.

Sur le plan du confort du cavalier, ne négligez pas votre propre souplesse. Un bassin très raide, des hanches peu mobiles, ou une zone lombaire douloureuse rendent le trot assis nettement plus difficile. Des exercices à pied – étirements des fléchisseurs de hanche, mobilisation du bassin en anté / rétroversion, renforcement doux de la sangle abdominale – auront un impact direct sur votre capacité à accompagner le trot. Vous pouvez, par exemple, pratiquer régulièrement quelques mouvements simples de type “bassin en huit” ou rotations du bassin en position assise sur une chaise ou un ballon.

Pour certains cavaliers, l’utilisation d’un tapis amortisseur ou d’une selle avec un siège légèrement plus souple peut améliorer le confort, tant que cela ne masque pas un problème d’adaptation de la selle. Mais la solution la plus efficace reste de travailler sur la qualité du mouvement du cheval : plus le trot est fluide, engagé, moins vous avez besoin de “tenir”.

Enfin, soyez à l’écoute des signaux de votre cheval. Si, à chaque fois que vous passez au trot assis, il couche les oreilles, accélère, s’enferme, ou se creuse notablement, ce n’est pas un manque de bonne volonté de sa part. C’est une information que quelque chose ne va pas : position trop rigide, mains trop dures, selle inadaptée, dos sensible, ou exercice trop difficile pour son niveau de musculature. Dans ces cas, il vaut mieux réduire la durée du trot assis, revenir au trot enlevé, travailler la décontraction et, si besoin, demander l’avis d’un vétérinaire, d’un ostéopathe ou d’un enseignant expérimenté.

Erreurs fréquentes au trot assis et comment les corriger

Progresser au trot assis, c’est aussi apprendre à repérer les erreurs récurrentes qui nuisent à votre équilibre et au confort du cheval. Les identifier permet non seulement de les corriger, mais aussi de prévenir les mauvaises habitudes qui s’installent silencieusement.

Une erreur très courante est de se crisper sur les étriers pour ne pas rebondir. Vous sentez le trot devenir plus énergique, votre sécurité semble menacée, et spontanément vous poussez fort dans vos étriers, vous raidissez vos genoux, ce qui remonte votre assiette hors de la selle. Le résultat est paradoxal : plus vous cherchez à “tenir” dans vos étriers, plus vous rebondissez. Pour corriger cela, faites l’exercice suivant : sur une ligne droite, passez au trot assis en imaginant que vos étriers sont de simples repères, mais que tout votre poids repose dans votre bassin. Puis, pendant quelques foulées, enlevez vos pieds des étriers sans interrompre le trot. Observez comme, soudainement, votre bassin se relâche un peu. Remettez ensuite vos pieds dans les étriers en essayant de conserver cette sensation.

Autre erreur fréquente : pencher le buste en avant, comme pour “accompagner” le trot. En réalité, vous fuyez le mouvement, et vous déplacez votre centre de gravité vers l’avant. Le cheval se retrouve avec plus de poids sur les épaules, ce qui l’incite à trotter de manière plus heurtée. Pour corriger, imaginez un fil qui vous tire vers le haut, depuis le sommet de votre tête. Pensez à peser dans vos poches arrière de pantalon, tout en gardant le sternum ouvert. Vous pouvez demander à un ami ou à un enseignant de vous filmer de profil, afin de vérifier si votre oreille, votre épaule, votre hanche et votre talon restent bien dans le même axe.

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Beaucoup de cavaliers serrent aussi trop fort avec les cuisses. Cette pression constante fige le bassin et empêche d’accompagner le trot. De plus, elle peut irriter le cheval, qui répondra en accélérant ou en résistant. Pour y remédier, travaillez au pas en vous concentrant sur le relâchement de vos cuisses : imaginez qu’elles coulent de chaque côté du cheval, comme si vous vouliez qu’elles épousent sa forme sans l’écraser. Puis, transposez cette sensation au trot assis, d’abord sur quelques foulées seulement.

Enfin, l’erreur de vouloir rester trop longtemps assis, coûte que coûte, est très répandue. Vous vous dites qu’il faut “souffrir pour progresser”, mais cette approche installe surtout des tensions durables. Une meilleure stratégie consiste à alterner : quelques foulées assises, puis trot enlevé, puis de nouveau assis. L’objectif n’est pas de montrer que vous pouvez rester assis pendant tout un tour de carrière, mais de construire un trot assis de qualité, où vous et votre cheval restez dans votre zone de confort. Avec le temps, cette zone s’agrandit naturellement, sans que vous ayez besoin de forcer.

Nous devons garder en tête que chaque cheval, comme chaque cavalier, est unique. Ce qui fonctionne pour un couple cheval/cavalier ne sera pas forcément la meilleure solution pour un autre. Il est donc utile de vous filmer régulièrement, de demander un regard extérieur, et de rester dans une démarche de questionnement : “Comment puis-je rendre ce trot plus fluide pour mon cheval et pour moi ?” plutôt que “Comment vais-je tenir plus longtemps ?”.

Construire un programme d’entrainement au trot assis sur plusieurs semaines

Pour passer d’un trot assis subit à un trot assis maîtrisé, la clé est la progression. Il ne s’agit pas seulement de répéter, mais de structurer votre travail dans le temps. Un programme simple sur plusieurs semaines permet de vous donner des repères et d’éviter de brûler les étapes, surtout si vous ne montez que quelques fois par semaine.

Lors des premières séances, l’objectif principal est la qualité du trot et la décontraction générale. Après la détente au pas, travaillez surtout au trot enlevé : transitions pas-trot, cercles larges, lignes droites, en cherchant un cheval qui avance dans un rythme régulier, sans précipitation. Sur chaque diagonale ou cercle, insérez 3 à 5 foulées de trot assis, puis revenez enlevé. Cela peut sembler très peu, mais c’est justement cette brièveté qui vous permettra de rester décontracté(e) et de ne pas saturer votre cheval.

Au fil des séances, augmentez progressivement le nombre de foulées assises : par exemple, passer de 5 foulées à 10, puis à un demi-cercle, puis à un cercle complet. Conservez toujours des temps de récupération au pas ou au trot enlevé. Si, un jour, vous sentez que votre cheval est moins disponible (temps froid, cheval raide, fatigue), acceptez de réduire l’intensité : mieux vaut quelques bons moments de trot assis que de longues minutes crispées.

Vous pouvez organiser vos séances en thématiques. Une séance axée sur “trot assis et transitions” : beaucoup de transitions pas-trot assis-pas, en veillant à ce que votre cheval reste détendu. Une autre centrée sur “trot assis et courbes” : travail sur des cercles de 20 puis 15 mètres, en veillant à garder l’équilibre, d’abord enlevé puis assis. Une autre encore intégrant du travail sans étriers, mais par séquences très courtes, pour ne pas brutaliser votre propre musculature ni le dos du cheval.

Sur plusieurs semaines, l’objectif n’est pas tant d’augmenter la durée totale de trot assis, mais d’améliorer la qualité ressentie. Vous devriez sentir que, petit à petit, votre cheval se met plus volontiers “dans” votre main, engage mieux, et que votre bassin suit plus facilement. Le trot devient alors moins une lutte et davantage un dialogue. Dans ce processus, n’hésitez pas à vous appuyer sur un enseignant qui vous voit régulièrement, capable d’ajuster les exercices à votre couple.

Pensez aussi à intégrer des séances plus ludiques : trotter assis en extérieur sur des chemins souples et réguliers, par exemple. Certains chevaux se détendent mieux dehors que dans le manège, et le cavalier aussi. Vous pouvez alterner trot enlevé et trot assis sur de petites portions, en profitant du terrain pour sentir un mouvement plus ample et parfois plus facile à accompagner qu’en carrière. Pour beaucoup, ces séances à l’extérieur sont comme des îles de plaisir dans le programme d’entraînement, qui redonnent envie de persévérer au trot assis.

Enfin, restez bienveillant(e) envers vous-même et envers votre cheval. Le trot assis fait partie des compétences qui demandent du temps. En cherchant la qualité, la progressivité et le confort mutuel, vous bâtirez une base solide, utile pour toute votre équitation, du simple travail sur le plat jusqu’aux reprises plus techniques. Ce n’est pas seulement une question d’allure, mais une manière de construire une relation plus fine, plus harmonieuse avec votre cheval, pas à pas, foulée après foulée.