cv triste1L’actualité nous livre régulièrement des exemples déplorables de maltraitance animale (cf. l’article de Pierre :”Pour quoi prend-on les chevaux” ). Il y a les cas de brutalité flagrante mais il y a hélas également une maltraitance plus pernicieuse, plus ordinaire, plus soft, celle qui découle de l’obligation de résultats que tout un chacun se croit en devoir d’obtenir, et ceci quel que soit le niveau de pratique.

Si on est impuissant à changer le monde, on peut toutefois balayer devant sa porte.

Un dressage réussi, c’est une connivence * qui se construit avec le temps.
Ce n’est certainement pas une longue lutte que le cavalier aura fini par gagner.

Alors, moi, lorsque je mets le pied à l’étrier pour «travailler» mon cheval :

  • Est-ce que je me remets en question ?
  • Suis-je calme, patient et bienveillant ?
  • Mes demandes sont-elles polies et adaptées ?
  • Suis-je bien focalisé sur la manière et non sur le résultat ?
  • Ne suis-je pas plus têtu que mon cheval ?

Et mettant pied à terre, quelle impression mon cheval va-t-il retenir de cette séance : rapport de force ou dialogue courtois ?

 

Une attitude idéale

Une attitude idéale pour moi qui témoigne de la bonne entente, d’une belle équitation.

*J’en profite pour vous conseiller ce blog http://www.connivence.org/
Connivence, éthique , recherche, tout y est. Magnifiquement dit et montré.

Jean-Denis Casanave