Choisir quelle couverture cheval utiliser n’est jamais anodin. Entre les couvertures d’hiver, d’écurie, imperméables, séchantes ou encore les chemises anti-mouches, l’offre est immense et il est facile de se tromper. Pourtant, une couverture mal choisie peut rendre votre cheval inconfortable, voire favoriser des problèmes de santé : surchauffe, raideurs musculaires, défenses au pansage, poil terne, irritations de la peau… À l’inverse, une couverture adaptée contribue au bien-être du cheval, à la protection de sa robe et facilite aussi votre gestion quotidienne (toilettage, travail, sorties au pré). Votre objectif : trouver les produits les plus adaptés, et pas simplement « couvrir pour couvrir ».

Sur un blog équitation orienté cavalier amateur, il est essentiel d’apporter des informations documentées et concrètes, loin des idées reçues qui circulent encore dans les écuries. On entend de tout : « Tous les chevaux doivent être couverts dès 10 °C », « Un cheval tondu doit être sous 300 g minimum », « Sans couverture, il va forcément attraper froid ». En réalité, chaque cheval est différent et plusieurs paramètres entrent en jeu : race, état de santé, mode de vie (box, pré, mixte), âge, alimentation, tonte, climat local, mais aussi votre façon de travailler et de gérer le temps passé dehors.

Dans cet article, vous allez voir comment déterminer si votre cheval a besoin d’une couverture, quelle couverture convient à votre cheval selon la saison, le lieu de vie et son utilisation, comment choisir le bon grammage et la bonne taille, ainsi que la meilleure façon de couvrir et de découvrir au quotidien. Vous repartirez avec des repères clairs, des astuces pratiques et des exemples concrets pour vous aider à sélectionner la meilleure couverture pour votre cheval, sans gaspiller d’argent dans des accessoires inutiles ou inadaptés.

Que vous soyez cavalier débutant ou plus expérimenté, que votre cheval vive au pré H24 ou au box, que vous disposiez d’une sellerie déjà bien équipée en couvertures ou que vous envisagiez votre tout premier achat, l’objectif ici est de vous donner des critères objectifs. Pas de recettes toutes faites, mais des repères pour faire le tri entre les différents modèles de couvertures pour chevaux disponibles sur le marché, et trouver celles qui respecteront au mieux les besoins de votre compagnon tout au long de l’année.

Comprendre quand un cheval a réellement besoin d’une couverture

Avant de se demander quelle couverture cheval acheter, il faut surtout se demander si votre cheval a vraiment besoin d’être couvert. Par nature, le cheval est un animal rustique, capable de réguler sa température grâce à sa thermorégulation et à son poil, qui change selon les saisons. Un cheval non tondu, en bonne santé, avec un accès à un abri et une alimentation adaptée, supporte sans problème des températures proches de 0 °C, voire négatives, à condition d’être progressivement habitué.

La vraie question n’est donc pas « faut-il toujours couvrir ? » mais plutôt « dans quelles situations mon cheval a-t-il besoin d’une aide supplémentaire pour rester confortable ? ». Plusieurs grands critères entrent en jeu, que vous devez évaluer pour votre propre cheval, et non pour tous les chevaux en général.

Les facteurs individuels à prendre en compte

Certains chevaux sont plus sensibles au froid ou aux intempéries que d’autres. Parmi les facteurs à observer :

  • Race et morphologie : un Pur-Sang ou un cheval de sport fin supportera moins bien le froid qu’un Cob ou un cheval rustique type Haflinger. Les chevaux très secs, peu couverts en gras, sont souvent plus frileux.
  • Âge : les vieux chevaux, surtout s’ils ont du mal à garder l’état corporel, bénéficient souvent d’une couverture légère à moyenne quand les températures baissent, surtout s’ils vivent dehors.
  • État de santé : un cheval convalescent, amaigri, ou avec un système immunitaire fragilisé aura plus de mal à se défendre contre le froid et l’humidité.
  • Tonte : un cheval tondu est privé d’une partie de sa protection naturelle. Dans ce cas, une couverture adaptée est quasiment indispensable, surtout en hiver et par temps humide ou venteux.

Observez votre cheval : frissonne-t-il ? A-t-il le dos froid au toucher sous la crinière ou derrière le garrot ? Se contracte-t-il, marche-t-il sans cesse pour se réchauffer ? Au contraire, transpire-t-il sous sa couverture, même par température modérée ? Ces signes vous indiquent s’il a besoin de plus ou moins de protection.

Environnement, mode de vie et travail

Le mode de vie joue un rôle majeur. Un cheval en box, peu tondu, qui sort une à deux heures par jour, ne gère pas le froid comme un cheval vivant en permanence au pré. Le premier aura souvent besoin d’une couverture d’écurie ou d’une couverture de paddock pour compenser la faible activité et le manque de mouvements. Le second, s’il est rustique et non tondu, peut se passer de couverture ou se contenter d’une couverture imperméable légère, simplement pour le protéger de la pluie battante et du vent.

Le travail est aussi un critère déterminant. Un cheval qui sort tous les jours, qui transpire puis reste humide dans un box froid ou un paddock venté peut rapidement se refroidir. Dans ce cas, l’utilisation d’une chemise séchante après le travail, puis d’une couverture adaptée, permet de gérer la transition sans risque. Un cheval de sport tondu, qui voyage et enchaîne les séances, aura des besoins très différents d’un cheval de loisir travaillant 2 à 3 fois par semaine.

En pratique, vous devez croiser tous ces éléments : profil de votre cheval, climat local, vie au pré ou au box, tonte ou non, intensité du travail. C’est seulement à partir de là que vous pourrez décider si une couverture est nécessaire, à quel moment de la saison vous commencez à couvrir, et avec quel type de produits. La suite de l’article sera justement consacrée à vous aider à faire ces choix, en lien avec les différents types de couvertures pour chevaux disponibles.

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Les différents types de couvertures pour chevaux et leurs usages

Lorsque l’on se demande quelle couverture cheval choisir, on découvre vite un assortiment impressionnant : couvertures d’hiver, couvertures d’écurie, imperméables, chemises, séchantes, couvre-reins, etc. Pour ne pas vous perdre dans cette diversité d’accessoires, il est essentiel de bien comprendre l’usage de chaque type de couverture. Cela vous évitera d’acheter plusieurs produits redondants ou, au contraire, d’oublier un équipement pourtant très utile pour votre cheval.

Couvertures d’extérieur et imperméables

Les couvertures imperméables (souvent appelées « couvertures de paddock » ou « d’extérieur ») sont destinées aux chevaux qui sortent dehors, en paddock ou au pré. Elles ont pour fonction principale de protéger de la pluie et du vent. On distingue :

  • Les imperméables sans ou avec léger grammage (0 à 100 g) : adaptés aux chevaux non tondus, rustiques, qui vivent dehors et qui ont déjà un bon poil, mais qui ont besoin d’être gardés au sec pour éviter que l’eau ne traverse jusqu’à la peau.
  • Les imperméables moyen à chaud grammage (150 à 300 g et plus) : pour les chevaux tondus, fins, ou âgés, lorsqu’il fait froid et humide. Ils protègent simultanément du froid et de la pluie.

La solidité du tissu (donnée en deniers : 600 D, 1200 D, etc.) est un critère important pour les chevaux qui vivent en groupe, car ils se mordillent souvent les couvertures. Plus le tissu est résistant, plus la couverture dure dans le temps.

Couvertures d’écurie

Les couvertures d’écurie sont faites pour être utilisées à l’intérieur : au box, dans un abri fermé, en camion ou van. Elles ne sont pas imperméables et seraient rapidement trempées à l’extérieur. Leur rôle est d’apporter de la chaleur, surtout à un cheval tondu ou frileux, lorsqu’il reste en intérieur. Elles sont généralement plus souples et confortables que les imperméables, souvent avec un intérieur en coton ou en matière douce. Pour un cheval vivant majoritairement au box, l’association couverture d’écurie + imperméable (par-dessus seulement pour la sortie au paddock, selon les modèles) est courante.

Chemises séchantes, polaires et couvre-reins

La chemise séchante est un outil précieux pour tous les cavaliers, même ceux qui utilisent peu de couvertures. Elle sert à absorber la transpiration après le travail ou après une douche, sans laisser le cheval se refroidir brutalement. Elle se met sur un cheval encore humide et se retire dès qu’il est sec. Il existe des modèles en polaire, en nid d’abeille, ou en matières techniques plus ou moins respirantes.

Les couvertures polaires peuvent aussi servir de couche supplémentaire sous une couverture d’écurie lorsqu’il fait très froid, ou pour garder le cheval au chaud lors des transports. Attention cependant à ne pas multiplier les couches sans réel suivi de la température ressentie par le cheval.

Le couvre-reins est un autre accessoire utile, surtout pour les chevaux tondus qui travaillent en extérieur par temps froid ou humide. Il couvre la croupe et une partie du dos, se fixe généralement au niveau de la selle, et peut être imperméable ou en polaire. C’est un bon compromis pour garder les muscles du dos au chaud pendant la détente sans surcharger le cheval d’une couverture entière.

Couvertures spécifiques : anti-mouches, anti-eczéma, etc.

En été, une chemise anti-mouches ou une couverture anti-eczéma peut s’avérer indispensable pour certains chevaux très sensibles aux piqûres d’insectes. Ces produits ne visent pas à réchauffer, mais à protéger la peau des agressions extérieures. Elles complètent les autres accessoires (masques, produits répulsifs) pour constituer une protection globale.

Comprendre la fonction de chaque couverture vous permet déjà de répondre à une partie de la question : quelle couverture cheval acheter selon mon contexte ? L’étape suivante consiste à ajuster le grammage, la matière et la taille pour adapter au mieux les couvertures choisies à votre cheval, en fonction de la météo et de son mode de vie.

Comment choisir le grammage et la matière adaptés aux besoins de votre cheval

Le grammage est l’un des critères les plus importants lorsqu’on choisit une couverture pour chevaux. Il correspond à l’épaisseur et au « poids » de l’isolant (en g/m²) à l’intérieur de la couverture. Plus le grammage est élevé, plus la couverture tient chaud. Choisir un grammage inadapté peut créer autant de problèmes qu’une absence de couverture : un cheval qui surchauffe sous une couverture trop chaude peut transpirer, perdre du poids, être irritable, et même développer des soucis cutanés.

Comprendre les différents grammages

On distingue généralement :

  • 0 g (simple imperméable ou simple chemise) : aucune isolation thermique, mais protection de la pluie ou des salissures. Idéal pour un cheval au pré avec beaucoup de poil qui supporte bien le froid, ou pour garder un cheval propre avant un concours.
  • 50 à 100 g : grammage léger, adapté à la mi-saison ou aux chevaux peu frileux, ou encore à un cheval tondu par temps doux.
  • 150 à 200 g : grammage moyen, souvent utilisé comme base pour l’hiver chez un cheval tondu vivant au box avec sorties régulières, ou chez un cheval au pré dans une région plutôt froide.
  • 250 à 300 g et plus : grammage chaud à très chaud, réservé aux chevaux très frileux, très tondus (tonte « de course »), âgés, ou vivant dans des régions particulièrement froides et venteuses.
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Il ne s’agit pas d’appliquer ces chiffres à tous les chevaux, mais de les utiliser comme repères. Un même grammage n’aura pas le même effet sur un Pur-Sang tondu en Normandie et sur un Mérens vivant en montagne avec un énorme poil d’hiver.

Adapter le grammage à votre cheval et à la météo

Pour déterminer le grammage adapté, vous pouvez vous baser sur :

  • La tonte : plus le cheval est tondu, plus il aura besoin de chaleur. Un cheval entièrement tondu qui sort plusieurs heures par jour aura rarement moins de 200 g en plein hiver, parfois plus.
  • Le climat : dans une région humide et venteuse, un grammage un peu plus important peut être nécessaire que dans une région sèche et ensoleillée, à température équivalente.
  • Le mode de vie : un cheval au pré bouge, broute, se réchauffe en marchant et peut donc tolérer un grammage légèrement inférieur à un cheval au box, à température identique, à condition d’être bien abrité du vent.
  • Les signes sur le cheval : touchez régulièrement derrière le garrot et sous la couverture : la peau doit être tiède, ni froide ni humide de sueur. S’il transpire, c’est trop chaud. S’il frissonne ou a les muscles contractés, c’est trop froid ou pas assez isolant.

Un bon réflexe consiste à avoir plusieurs couvertures de grammages différents (par exemple 0 g, 100 g et 200–250 g) plutôt qu’une seule très épaisse. Cela vous permet d’adapter au jour le jour, voire de combiner une sous-couverture et une couverture imperméable, en fonction de la météo réelle, et pas seulement du calendrier.

La matière : imperméabilité, respirabilité et confort

Au-delà du grammage, la matière extérieure et intérieure influe beaucoup sur le confort. Pour l’extérieur, privilégiez des tissus résistants (600 D minimum, 1200 D pour les chevaux « casse-cou ») et imperméables. Vérifiez la respirabilité indiquée par le fabricant : une couverture qui garde la pluie dehors mais ne laisse pas l’humidité du corps s’évacuer fera transpirer votre cheval.

À l’intérieur, de nombreuses couvertures utilisent un polyester lisse, qui limite les frottements sur le poil et évite la formation de bouloches. Certaines gammes proposent des doublures en coton ou en matières techniques pour améliorer le confort. Pour un cheval sensible à la peau fine, ces détails font une vraie différence.

Enfin, accordez de l’importance à la coupe : hauteur d’encolure, plis d’aisance aux épaules, rabat de queue, soufflets. Un bon modèle de couverture doit laisser votre cheval bouger librement, baisser la tête pour manger, se rouler, sans se coincer ni tirer derrière les épaules. Un ajustement correct est au moins aussi important que le choix du grammage pour le bien-être à long terme.

Bien prendre les mesures et ajuster la couverture à votre cheval

Une fois déterminé quelle couverture cheval convient (type, grammage, matière), reste une étape souvent sous-estimée : la taille. Une couverture mal ajustée peut blesser, frotter, gêner les épaules, provoquer des plaies au garrot et même occasionner des chutes si elle tourne ou glisse. Prendre correctement les mesures de votre cheval et savoir ajuster les différentes sangles sont donc des compétences de base pour tout cavalier.

Comment mesurer votre cheval pour choisir la bonne taille

Les tailles de couvertures sont généralement indiquées en centimètres (longueur de dos) ou parfois en pieds/pouces selon les marques. La méthode la plus fiable consiste à mesurer votre cheval avec un mètre souple :

  • Placez l’extrémité du mètre au milieu du poitrail, à la base de l’encolure.
  • Faites passer le mètre le long de l’épaule, sur le flanc, jusqu’au niveau de la pointe de la fesse ou du début de la queue (selon les recommandations de la marque).
  • La mesure obtenue correspond à la taille de la couverture (souvent entre 115 cm pour les petits poneys et 155–165 cm pour les grands chevaux).

Référez-vous toujours au guide des tailles du fabricant, car il existe des variations entre les marques. Certains produits pour chevaux taillent grand, d’autres plus petit. Si votre cheval est entre deux tailles, mieux vaut généralement prendre la plus grande, à condition de bien régler les sangles, plutôt que trop petit, ce qui comprimera les épaules et frottera au garrot.

Les points clés d’un bon ajustement

Une fois la couverture sur le cheval, vérifiez plusieurs points :

  • Poitrail : la couverture doit fermer sans tirer. Vous devez pouvoir passer une main à plat entre la couverture et le poitrail. Si ça baille énormément, la couverture risque de tourner ; si c’est trop serré, cela gênera la respiration et les mouvements.
  • Garrot : il ne doit pas être compressé. Passez la main sous la couverture au niveau du garrot ; vous ne devez pas sentir de pression importante, ni de frottement agressif lorsque le cheval baisse ou relève la tête.
  • Longueur : vue de profil, la couverture doit couvrir correctement le ventre sans descendre trop bas. À l’arrière, elle arrive idéalement juste au-dessus du jarret. Une couverture trop longue derrière risque d’être souillée, de se déchirer ou de gêner les postérieurs.
  • Épaules : les soufflets d’aisance (si présents) doivent tomber en face de l’articulation de l’épaule. Observez votre cheval marcher avec la couverture : si vous voyez la couverture tirer vers l’arrière ou limiter l’amplitude, c’est qu’elle ne convient pas.

Les sangles croisées sous le ventre doivent être réglées de façon à laisser une largeur de main entre la sangle et le ventre. Trop lâches, elles risquent de s’emmêler dans les membres ; trop serrées, elles comprimeront la sangle abdominale et gêneront le cheval. Les courroies de cuisse (si la couverture en possède) doivent être croisées entre les deux postérieurs et assez ajustées pour éviter qu’une jambe ne passe par-dessus.

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Tester et ajuster dans le temps

Après l’achat, observez attentivement votre cheval pendant les premiers jours d’utilisation d’une nouvelle couverture. Vérifiez l’absence de zones de frottements : perte de poils au garrot, épaules avec poils cassés, irritations sur les hanches. Certains chevaux au poil très fragile peuvent nécessiter des sous-couvertures ou des protections spécifiques au niveau du garrot.

N’oubliez pas que l’état corporel évolue au fil des saisons : un cheval qui prend du poids au printemps ou en été peut remplir davantage sa couverture, alors qu’un cheval qui maigrit en hiver « nage » dans la même taille. Il peut être nécessaire d’ajuster légèrement les sangles plusieurs fois dans l’année pour maintenir un bon confort.

Enfin, si votre cheval est particulièrement difficile avec les couvertures (se défend, mord les sangles, refuse de se laisser recouvrir), procédez progressivement : laissez-le sentir la couverture, posez-la quelques minutes sans l’attacher, récompensez le calme, puis augmentez la durée. Parfois, un mauvais souvenir lié à une couverture mal ajustée ou posée trop brusquement explique ces réactions. Une fois que le cheval associe cet accessoire à du confort et non à de la gêne, la gestion quotidienne devient beaucoup plus simple.

Gestion quotidienne : couvrir, découvrir, sécurité et entretien des couvertures

Savoir quelle couverture cheval choisir est une première étape. Mais pour que ce choix soit vraiment bénéfique pour votre cheval, la manière dont vous gérez les couvertures au quotidien est tout aussi importante. Couvrir et découvrir au bon moment, surveiller la météo, entretenir correctement les produits, tout cela conditionne le confort de votre cheval et la durée de vie de vos équipements.

Couvrir et découvrir au bon moment

Le principal piège est de couvrir en se fiant uniquement à la température ressentie par l’humain. Nous avons tendance à avoir froid bien avant les chevaux. Habituez-vous à prendre en compte la météo réelle (température, vent, pluie, humidité) et à vérifier sous la couverture : touchez régulièrement le poitrail, l’encolure et l’arrière de l’épaule.

En pratique :

  • Par temps sec, sans vent, un cheval non tondu supporte souvent des températures basses sans couverture, tant qu’il est progressivement habitué.
  • Par temps humide et venteux, même des températures modérées peuvent devenir inconfortables, surtout pour un cheval tondu ou fin ; une couverture imperméable avec un grammage adapté devient alors utile.
  • Si les températures montent en journée, pensez à alléger la couverture (passer de 200 g à 100 g, ou de 100 g à 0 g) ou à découvrir si la météo le permet. L’idéal, lorsque c’est possible, est de coordonner cette gestion avec votre écurie : beaucoup de pensions proposent un service de changement de couvertures.

Il est moins risqué pour un cheval rustique d’avoir un peu frais quelques heures que de surchauffer durablement sous une couverture trop chaude. Un cheval légèrement frais va se réchauffer en bougeant ; un cheval qui surchauffe ne peut pas enlever sa couverture tout seul.

Sécurité : limiter les risques liés aux couvertures

Les couvertures pour chevaux sont des accessoires utiles, mais elles ajoutent aussi des risques potentiels : sangles qui se coincent, couvertures arrachées, crochets qui s’accrochent. Pour limiter ces problèmes :

  • Vérifiez régulièrement l’état des sangles, coutures, mousquetons et attaches. Remplacez immédiatement tout élément abîmé.
  • Privilégiez des systèmes d’attaches sûrs mais faciles à ouvrir en cas d’urgence (crochets renforcés, boucles simples).
  • Évitez d’additionner trop de couches : chaque couverture, sangle supplémentaire ou sous-couverture augmente le risque de rotation ou de compression.
  • Si votre cheval vit en troupeau, observez les interactions : certains congénères adorent tirer sur les queues de couverture ou attraper les sangles.

Pour les jeunes chevaux ou les individus très joueurs, commencer par des couvertures robustes, au tissu renforcé, évite de multiplier les achats. Certains propriétaires optent aussi pour des protections de courroies de cuisse ou des modèles avec moins d’éléments pendants pour limiter les accrochages.

Entretien et stockage des couvertures

Une couverture propre et bien entretenue durera plus longtemps et sera plus confortable pour votre cheval. La sueur, la boue, les poils et l’urine dégradent progressivement les tissus et les propriétés imperméables. Quelques bonnes pratiques :

  • Secouez et brossez régulièrement l’extérieur pour enlever la poussière et les poils.
  • Lavez les couvertures une à plusieurs fois par an, selon l’usage, en suivant les recommandations du fabricant (température, type de lessive). Utilisez des produits adaptés pour ne pas abîmer la membrane imperméable.
  • Faites ré-imperméabiliser les couvertures d’extérieur lorsque nécessaire (produits spécifiques ou services spécialisés).
  • Stockez les couvertures propres et parfaitement sèches, pliées dans des sacs ou housses, à l’abri de l’humidité et des rongeurs.

Prendre soin de vos couvertures, ce n’est pas seulement préserver un investissement financier ; c’est aussi garantir au cheval un contact agréable, sans odeurs fortes ni résidus irritants sur la peau.

En combinant un choix réfléchi (type de couverture, grammage, matière), un ajustement précis à la morphologie de votre cheval, et une gestion quotidienne attentive, vous disposerez d’un système de couvertures réellement adapté. Votre cheval restera confortable, protégé des intempéries sans surchauffe, et vous gagnerez en sérénité dans votre organisation de cavalier amateur. Les couvertures ne sont alors plus des accessoires subis ou imposés « parce que tout le monde en met », mais un outil au service du bien-être et de la santé de votre cheval, utilisé avec mesure, observation et bon sens.