Site icon Blog Equitation

Films avec des chevaux : décoder les races, disciplines et termes équestres qu’on voit à l’écran

Les films avec des chevaux ont ce pouvoir unique de faire vibrer à la fois les passionnés d’équitation et les simples amateurs de belles histoires. Mais derrière les galops spectaculaires et les cascades impressionnantes, on trouve de vraies disciplines équestres, des races bien précises et tout un vocabulaire technique que les cavaliers reconnaissent immédiatement. Décoder tout cela permet à la fois d’apprécier davantage le film… et de repérer ce qui est réaliste ou non.

Pourquoi les chevaux de cinéma fascinent autant les cavaliers

Pour un cavalier, regarder un film avec des chevaux, ce n’est pas seulement suivre l’intrigue : c’est aussi scruter les allures, les attitudes, les harnachements et même les détails de sécurité. On repère en un clin d’œil :

Comprendre ce que l’on voit à l’écran aide aussi à faire la part des choses entre la réalité du travail avec les chevaux et la mise en scène. Un cheval de cinéma est souvent un athlète très polyvalent, parfaitement dressé pour accepter le bruit, la caméra, les foules, et répéter une même action de nombreuses fois.

Les races de chevaux les plus fréquentes au cinéma

De nombreuses productions misent sur certaines races de chevaux pour leur physique, leur caractère ou leur polyvalence. Quelques unes reviennent très souvent à l’écran.

Le Pur-sang anglais : l’incontournable des courses et des grandes fresques

Le Pur-sang anglais est la race emblématique des films de courses hippiques. On le reconnaît à :

Dans les films, on le voit souvent :

À l’écran, plusieurs chevaux différents peuvent incarner un même personnage de Pur-sang : un pour les gros plans, un pour les cascades, un pour les scènes calmes, etc.

Le Quarter Horse : star du western et des scènes de ranch

Dans presque tous les westerns modernes, les chevaux de cow-boys sont des Quarter Horses ou des chevaux de type Quarter. Caractéristiques :

On le voit dans :

Sa grande polyvalence en fait un cheval idéal pour le cinéma : docile, capable de travailler une journée de tournage entière, et très stable mentalement malgré le stress potentiel du plateau.

L’Andalou et le Lusitanien : chevaux de guerre et de haute école

Ces races ibériques, très proches, sont très recherchées pour les films historiques et les scènes spectaculaires de haute école. On les reconnaît à :

On les retrouve souvent dans :

Les Andalou/Lusitaniens ont aussi un grand avantage : ils supportent bien le travail en main et à la longue, ce qui est précieux pour les dresseurs de chevaux de cinéma qui doivent parfois guider l’animal hors champ.

Le Frison : le cheval noir de légende

Cheval de conte de fées par excellence, le Frison est souvent choisi pour son apparence spectaculaire :

On le voit beaucoup dans :

Dans de nombreuses productions, un cheval présenté comme « cheval de guerre médiéval » est en réalité un Frison moderne, alors que les chevaux de guerre historiques étaient bien différents (plus petits, plus massifs, souvent de type trait léger).

Les chevaux de trait : puissance et émotion

Les chevaux de trait (Percheron, Comtois, Shire, Clydesdale, etc.) occupent une place à part au cinéma. Ils sont utilisés pour :

On les reconnaît à :

Leur tempérament, souvent très calme, en fait d’excellents partenaires pour les scènes avec des enfants ou des acteurs peu expérimentés à cheval.

Les poneys et croisements : les héros discrets

De nombreux films familiaux mettent en scène des poneys ou des « petits chevaux » :

Ils servent souvent à :

À l’écran, on met surtout en avant leur caractère, plus que la fidélité à une race bien définie.

Les disciplines équestres que l’on croise le plus souvent dans les films

Beaucoup de spectateurs ne perçoivent que « quelqu’un à cheval ». Un cavalier, lui, identifie immédiatement la discipline ou le style d’équitation montré. Certains codes reviennent très souvent à l’écran.

L’équitation western : cow-boys, reining et travail de ranch

Dans les films de type western ou dans les productions contemporaines montrant la vie de ranch, on reconnaît l’équitation western grâce à :

Les manœuvres typiques qu’on voit au cinéma :

Ces figures viennent notamment de disciplines comme le reining et le travail de ranch. Dans les films, elles sont souvent exagérées ou répétées pour l’effet spectaculaire, mais elles restent basées sur de véritables techniques sportives.

L’équitation anglaise : saut d’obstacles, concours complet et dressage

Dans les films se déroulant en club, dans un cadre sportif ou dans la haute société, on retrouve souvent l’équitation dite « anglaise » :

Saut d’obstacles (CSO)

Le CSO est très utilisé au cinéma pour créer de la tension sportive. Les éléments clés à repérer :

Les réalisateurs peuvent parfois :

Concours complet et cross

Le concours complet d’équitation, et surtout la partie cross, est très cinégénique :

Le cross permet de filmer des sauts impressionnants, des passages d’eau, et de mettre en scène les risques et le courage des cavaliers. Pour des raisons de sécurité, les équipes de tournage multiplient souvent les doublures (cavaliers professionnels, cascadeurs) et les montages.

Dressage classique et haute école

Le dressage est parfois moins évident pour le grand public, mais très parlant pour les cavaliers. Les figures qu’on rencontre au cinéma :

Les airs de haute école (levade, cabriole…) sont souvent associés aux écoles classiques (Espagne, Portugal, Cadre Noir, etc.) et aux races ibériques. Dans les films, ces airs servent à exprimer la noblesse et la maîtrise du cheval plus qu’à représenter une discipline de compétition précise.

Courses hippiques : galop et trot

Les films centrés sur les courses montrent deux disciplines différentes, parfois confondues dans la fiction :

Dans certains films, les réalisateurs prennent des libertés avec les règles (chevaux au galop dans une scène censée être de trot, distances irréalistes, etc.), ce qui ne trompe pas un œil habitué aux hippodromes.

Lexique des termes et équipements équestres qu’on voit souvent à l’écran

Décoder les scènes de films avec des chevaux passe aussi par la compréhension du vocabulaire et de l’équipement. Quelques notions reviennent fréquemment.

Les différentes allures

Les allures fondamentales du cheval sont souvent mal nommées ou mal montrées dans les dialogues. En réalité :

Les films ont tendance à sur-utiliser le galop, même quand une autre allure serait plus logique (chevauchées très longues toujours à fond, conversations au galop, etc.). Les cavaliers repèrent facilement ces incohérences.

Éléments de harnachement visibles à l’écran

Un cheval de cinéma porte la plupart du temps un harnachement complet. Les principaux éléments visibles :

Au cinéma, l’esthétique prend parfois le pas sur la fonctionnalité : brides surchargées, mors très sévères pour un rôle de « cheval difficile », selles anciennes approximatives pour des films d’époque, etc.

Tenues et équipements du cavalier

La tenue du cavalier permet souvent d’identifier la discipline :

Dans les productions pour le grand public, la sécurité est parfois sacrifiée à l’esthétique : personnages montant sans casque, en chaussures de ville, voire en tenue totalement inadaptée. Les cavaliers sont particulièrement attentifs à ce point.

Gestes et codes équestres souvent mal représentés

Quelques gestes reviennent dans les films et choquent souvent les cavaliers :

Ces détails peuvent passer inaperçus pour le grand public, mais ils sont immédiatement repérés par les cavaliers et constituent souvent des sujets de discussion… voire d’agacement.

Regarder un film avec des chevaux avec un œil de cavalier

Regarder un film avec des chevaux en tant que cavalier, c’est un peu comme un professionnel qui regarde son propre métier à l’écran : on repère les approximations, mais on peut aussi apprécier le travail bien fait.

Reconnaître les doublures et le travail des dresseurs

Dans de nombreuses productions, plusieurs chevaux incarnent le même « personnage » :

Les dresseurs de chevaux de cinéma jouent un rôle central : ils apprennent aux chevaux des actions précises (se coucher sur commande, s’arrêter net, hennir sur signal, suivre un marquage au sol, etc.) tout en préservant leur sécurité et leur bien-être.

Un cavalier attentif pourra remarquer :

Faire la part des choses entre fiction et réalité équestre

Les films ont pour objectif principal de raconter une histoire, pas de faire un cours d’équitation. Quelques repères pour regarder avec recul :

Pour autant, de nombreux films ont un vrai respect du cheval et s’appuient sur des conseillers équestres. Repérer les films plus justes techniquement fait partie du plaisir pour les passionnés.

Si vous souhaitez aller plus loin dans cette analyse, découvrir des exemples précis et comparer les représentations selon les genres (western, films historiques, drames familiaux, films sportifs), vous pouvez consulter notre dossier complet sur les films avec des chevaux et leur réalisme équestre, qui approfondit ces questions film par film.

Quitter la version mobile