Nuno Oliveira - Exigence et gentillesseJe suis toujours impressionné lorsque je vois des images de Maîtres au travail, impressionné par leur exigence vis-à-vis du cheval que l’on met à leur disposition pour une leçon, un stage.

Dès les premières secondes, le cheval comprend, par un petit geste, une petite hausse de ton, que le nouveau dresseur semble bigrement déterminé, sûr de lui, et qu’il va falloir se bouger.

Du coup, avant même que le travail ait commencé, le cheval est à un niveau d’attention et d’activité supérieur, supérieur à ce qu’il donne à son cavalier habituel.

Que faisons-nous passer comme informations à notre élève, nous autres, amateurs fébriles ?

De l’hésitation ? un manque de détermination ? un excès de gentillesse ?

Je passe sur le manque de confiance en soi, la timidité, la peur, et j’en oublie…

On n’est jamais trop gentil, mais la gentillesse peut être mal placée.

Le fait de ne pas vouloir déplaire à notre compagnon trouble la relation.

Or, jamais un cheval ne nous en voudra d’avoir été clairs et déterminés, c’est bien au contraire cela qu’il respecte et qui le rassure.

C’est au préalable l’idée claire de ce que l’on va entreprendre qui va nous permettre de demander et pourquoi pas d’exiger.

D’exiger des choses simples, faciles, et de nous faire obéir du cheval, puis, progressivement, nous permettre d’oser exiger des efforts.

Demander sereinement sans faiblesse.

Jean-Denis Casanave